Bonjour,
je viens de finir la lecture de ton livre. Il m'a intéressé à plus d'un titre.

D'abord parce qu'il permet de mieux te connaître, de mieux connaître ton passé, tes goûts... toi en bref. Il permet aussi de mieux cerner ton environnement humain (magnifique!) et tes aspirations. Ensuite, en plus d'être ta biographie il décrit dans sa deuxième partie le parcours "santé" ou "soins" ou "galère" du patient SLA. Ton texte est très didactique, il décrit très bien de l'intérieur ce qui attend le malade.

Après t'avoir lu on sait. Un autre aspect non négligeable c'est le fait que tu relates tes sentiments et émotions durant les soins. Pour nous c'est un guide. Nous n'entendons ou ne voulons pas toujours écouter le patient. De plus certains patients ne savent pas exprimer de façon simple leurs états d'âme. Le sentiment ou le ressenti sont plus difficiles à gérer psychologiquement que les soins qui peuvent rester purement techniques. C'est précieux d'entendre ce qui n'est pas dit.

Enfin, il faut dire un mot, non plus du contenu mais du style, il te va bien, direct, concis. Cela facilite la lecture, mais surtout la compréhension des couples malade / maladie, malade / soignants et malade / famille. C'est un ouvrage édifiant, je le ferai lire à mes étudiants qui n'ont de la maladie qu'une vision parcellaire, momentanée. Ton livre lui raconte tout et vite. Voici quelques unes de mes réactions à chaud, authentiques et sincères.

A bientôt.
Georges Couci, ergothérapeute, centre SLA de Montpellier



M. Rodriguez

J’ai lu votre livre qui m’a beaucoup touché mais aussi beaucoup interrogé.

Vos questionnements sont ceux de chacun d’entre nous, même si ces questions sont pour vous peut-être plus vitales : la relation à l’autre, le sens à donner à sa vie.

Ce qui m’a le plus marqué c’est la force avec laquelle vous parvenez à vaincre le mur du silence de votre maladie. Cela dénote une force de caractère peu commune et une « envie d’être en vie » qui donne une leçon à bien des personnes qui ne sont pas en situation de handicap. Il existe un beau mot dans la langue française pour résumer cela : le courage.

Je ne sais si vous connaissez ces lignes de Jean Jaurès, mais j’ai pensé à elles en lisant votre livre :

« Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. [...] Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. »

Avec mon profond respect.

Philippe LAPORTE
Conseil Général des Pyrénées-Orientales



Laurent

Les mots qui ont accompagné la première page de ton livre nous sont allés droit au cœur.
La lecture de celui-ci est bouleversante, je ne trouve pas les mots pour en parler.
Parcours de souffrance!
Chemin de courage!
Preuve et Epreuve d’Amour de tes proches!
Qualité des humanistes qui t’accompagnent!
Ton livre, c’est FORCE - SAGESSE - BEAUTE...enveloppé d’AMOUR;

Fraternellement,

Jean.Paul Tracz



Cher Laurent Rodriguez

Lorsque j’ai mis le nez dans votre livre, je n’ai pu le refermer avant de l’avoir lu jusqu’à la dernière page. Journalière du combat pour les autres en souvenir de mes enfants, et pour comprendre comment et pourquoi ils ont été atteints de maladies psychiques, je sais ce que c’est que de se battre.

Mais votre combat pour rester en vie, cher Laurent, est le plus beau que je connaisse. Je veux en rendre hommage aujourd’hui et je veux aussi vous remercier car vous nous faites relativiser nos petits maux personnels et vous nous aidez à prendre conscience qu’il faut profiter de l’instant présent tant qu’on peut encore le déguster.

Merci encore et félicitations.

Marie-Odile

Présidente de l’UNAFAM66



Cher Laurent,

D’abord, j’ai été émue de lire les passages concernant ta jeunesse et l’éducation donnée par ton père car, l’espace de quelques instants, tu as ressuscité mon grand père, lui aussi réfugié espagnol, doué du même caractère et des mêmes exigences que lui avec cette volonté extrême de réussir et de ne jamais faillir à l’honneur dans les conditions difficiles que leur statut leur conférait. Pour cette résurrection d’un instant et pour tous les souvenirs qui ont empli mon cœur grâce à cette lecteur, déjà, je te dis merci ....

Et puis, il y a la suite, ton parcours, tes doutes ....la richesse de ce que la maladie t’a permis de connaître des limites de l’homme sans cesse repoussées jusque dans l’apparent impossible .... ....Ton livre m’a captivé et bouleversée aussi mais ce que je garde, avant tout, c’est la porte que tu as ouverte grande sur l’avenir et j’imagine le bonheur (réconfort) pour un malade avec un lourd handicap, quelle que soit la maladie qui en est la cause, de te lire, moi qui suis en bonne santé et que ton livre a tellement regonflée ........

Merci pour ce moment béni que tu m’as offert à cette lecture et aussi,d’avance, pour tous les autres que nous partagerons dans le cercle de famille chaque fois que nous stopperons nos vies de fou pour recentrer notre âme sur les joies de tous les petits instants magiques que nous vivons, et dont nous n’avons pas toujours conscience ...........

Cette force titanesque d’amour et cette écoute des souffrances autour de toi transpirent à chacun des chapitres de ton si beau livre. Il doit être lu, par le plus de personnes possible.
Merci encore pour ton humour à certaines pages du début et pour tout ce que cette lecture m’a apporté, que les mots ne sauraient traduire assez fidèlement mais que l’âme garde en héritage Reçois toute mon amitié sincère.

Ta collègue de travail qui essaie, comme tu tenais tant à le faire d’encourager les jeunes à l’espérance et à la foi en leur métier et en leur avenir .....

Corinne Payré, du CFA.



Laurent,

Avant de vous répondre, j’ai éprouvé le besoin de rester un peu dans ce que je venais de lire ...

Livre alerte, tonique, teinté d’humour, émouvant aussi. Je maintiens ce terme, même s’il peut vous froisser, car il ne repose sur aucune facilité de ma part. Ce serait du reste vous faire injure, vous dont chacune des fibres s’insurge contre les démissions imposées par la maladie, alors que l’esprit est là, vibrionne, explose à tout instant ...

Emouvant, disais-je ; quel plus beau cadeau puissiez-vous, en effet, apporter à vos enfants que cet exemple d’énergie et de volonté ? Il inscrit en eux, quelles que soient les épreuves traversées un impératif de lutte. Il leur interdit de baisser les bras, il est une arme, une force, un bagage dont on ne se déleste plus.

Oui, vos filles peuvent être fières de leur papa.

Danièle.



Laurent,

J‘ai enfin fini de lire ta vie..

Je regarde la couverture, je te vois, tu es relax cool mais j’avais laissé le fil d'Ariane en suspend. Pourquoi ? Je ne sais pas, peut-être que je ne voulais pas savoir la suite, que tout ce qui a suivi n’est qu’un mauvais rêve, un cauchemar, comme tu le dis si bien. Et puis j’ai entendu tes paroles, ta vie, je l’ai reconnu, je t’ai écouté, ta souffrance, tes joies, tes amours, tes espérances, ton combat pour les tiens, pour les autres pour toi, ta fierté, ta force, ton courage, tes peurs, ta solitude, ton corps qui t’abandonne, tu parle de ta locataire(SLA) tu lui dis tout, tu la combat, tu ne lui donne pas le dernier mot ( il ne manquera que ça )

Tu es sur un échiquier, je te vois en chevalier, elle en fou du roi, elle te joue un vilain tour, mais toi tu lui fais échec et mat. En te lisant mes yeux se sont noyés de fierté car grâce à Gérard à votre amitié je ne t’aurai pas connu, je n’aurai jamais eu la joie de connaître un HOMME de cœur d’exception. Tu nous donne une leçon de vie, plainte, jérémiades, querelles sont bien banale à coté de se que tu vie au quotidien.

Tu dis il faut aller à l’essentiel et c’est quoi l’essentiel ? C’est la vie ! Entouré des gens qu’on aime, ces enfants, ça mère, son père, son conjoint(e) de tous les êtres que l’on chéri de tout son cœur de ne pas oublier de leur dire qu’on les aime profondément.

(...)

Je t’aime

Annie Clavel (extrait de courrier)



Témoignage de Brazzaville au Congo :

Je viens de lire avec beaucoup de passion, ce beau livre très captivant, très émouvant intitulé : l'envie d'être en vie de Laurent Rodriguez (devenu handicapé physique) à la suite d'une pénible maladie incurable.

Ce livre est un appel lancé à tous les parents et amis confrontés à ce malheureux sort.
D'ailleurs Laurent lui-même ne reconnait-il pas qu'il doit sa "survie" à l'affection de tous ses parents et amis, sans oublier les associations caritatives ?

Laurent cite deux conditions liées à sa survie :
1°) Pour lutter contre cette pénible maladie incurable, il faut se sentir "aimé"
2°) Savoir garder un moral d'acier.

Le professeur Camu (Neurologue à Montpellier) l'encourage par ces termes : "Là où le courage avance, l'impossible recule" "sacré Laurent" Dans vos dures épreuves, le seigneur (dans sa magnanimité) vous a doté des qualités exceptionnelles. Merci à la famille des Rodriguez et à tous vos amis, pour votre soutien inlassable à l'égard de Laurent.
Merci Laurent pour votre bel exemple de courage et d'amour "indéfectibles"
Quant à nous, nous gardons et garderons toujours cette leçon tirée de votre passage qui cite :
"Il n'y a sur cette terre aucune source de salut que d'aider son prochain"

A Brazzaville, le 20 avril 2008
Jean Matanzala (ancien élève du lycée technique Estienne Paris XIII)